LE TROUBLE DE L’HUMEUR

LE TROUBLE DE L’HUMEUR

La vie de chaque individu est jalonnée d’émotions qui peuvent être agréables mais aussi douloureuses. En général ces émotions demeurent contrôlées et n’ont que peu de répercussions sur le comportement. Mais chez certaines personnes, à un moment ou dans un contexte donné, elles peuvent prendre une ampleur démesurée et devenir extrêment douloureuses et incapacitantes.
On sait aujourd’hui que les troubles de l’humeur proviennent d’un dérèglement des neurotransmetteurs (composés chimiques libérés  par les neurones) dont on ne connaît pas encore avec certitude l’origine.
Il est cependant établi que différents facteurs peuvent contribuer à l’apparition de symptômes comme :
-un déséquilibre hormonal,
-la consommation d’alcool ou de drogues,
-certaines maladies
Une des manifestations de ces troubles se retrouve dans la dépression nerveuse. On peut citer la bipolarité durant laquelle des phases maniaques succèdent à des phases dépressives.
Une personne sur cinq est confrontée à la dépression au cours de sa vie. Il est par conséquent important de ne pas en négliger le traitement.

Ce traitement relève de trois registres :
-L’hygiène de vie : comme dans beaucoup de pathologies, et de maladies, une bonne hygiène de vie permettra de diminuer l’intensité des symptômes, il s’agit en particulier d’avoir une alimentation régulière et équilibrée, d’avoir un sommeil de qualité, de faire de l’exercice et de supprimer ou à défaut de réduire sa consammotion d’alcool ou de drogue.
-La psychothérapie et en particulier les thérapies cognitives et comportementales. Elles permettent, entre autres, de travailler sur les cognitions (façon de voir et de traduire le monde en fonction de son vécu) et en particulier sur les pensées dichotomiques (tout ou rien), sur les sur-généralisations, sur l’abstraction sélective (perception du seul côté négatif des choses), sur la disqualification du positif (transformation du neutre ou du positif en négatif), sur l’exagération, ou encore sur les fausses obligations, l’étiquetage, la personnalisation etc. que l’on retrouve systématiquement associés aux troubles de l’humeur.
-Les traitement médicamenteux (antidépresseurs, stabilitateurs de l’humeur) vont quant à eux agir sur les neurotransmetteurs du cerveau. Ces traitements visent la rémission des symptômes mais nécessitent un véritable suivi médical et un strict respect des prescriptions. Il est d’ailleurs conseillé et opportun de les coupler à une psychothérapie. En effet, si les médicaments donnent des résultats tangibles dans la stabilisation de l’humeur, ils n’ont aucun effet sur le discours qui peut demeurer inchangé (négatif, pessimiste….) et donc devenir paradoxal.

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